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Certains dossiers marquent les esprits.
Celui-ci en fait partie.

Un dirigeant, salarié depuis plus de onze ans, vient me rencontrer juste après un licenciement économique.
Il est convaincu de pouvoir bénéficier des allocations de France Travail, majorées du fait du licenciement, et d’aides à la création pour lancer un nouveau projet.

La réalité est tombée comme une sentence administrative :

Aucune indemnité.
Aucune aide.

Pourquoi ?
Parce qu’il est encore officiellement à la tête de trois sociétés créées dans une vie professionnelle antérieure.
Trois sociétés qui n’existent plus économiquement… mais continuent d’exister juridiquement.

Une erreur classique, mais dramatique :
confondre la cessation d’activité avec la dissolution/ liquidation.

Sans formalité, une société reste vivante juridiquement : imposable, cotisable, contrôlable.

Le résultat ?

Avant de rebondir, ce dirigeant devra :
– régulariser onze années d’inertie juridique,
– supporter les coûts d’avocats, de greffe, de comptables,
– affronter des cotisations URSSAF calculées sur des sociétés inactives,
– et accepter que ces démarches arrivent trop tard pour sauver ses droits sociaux.

Ce qui aurait coûté peu, au bon moment, lui coûte aujourd’hui très cher.

Ce témoignage s’adresse aux entrepreneurs, artisans et professions libérales :

Fermer une société ne s’improvise pas.
Dissolution, liquidation, radiation : ces mots ne sont pas des formalités administratives accessoires.
Ils conditionnent vos droits sociaux, votre fiscalité, votre capacité à entreprendre et… votre avenir professionnel.

Une société « morte-vivante » finit toujours par hanter celui qui l’a créée.

« Ne laissez pas le passé devenir un passif. Parlez-en à votre conseil. »